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performance pour Tom et une femme du public​

conception, écriture et co-mise en scène avec Elsa Rauchs, création au Théâtre d'Esch (janvier 2022)

www.ameramer.org

C'est une relation qui naît sous nos yeux, entre Tom et un.e invité.e du public. Il attend sur le plateau que quelqu'un.e vienne. Il lui apprend les gestes, les regards, les quelques paroles. Il.elle.s recommencent. Il.elle.s répètent.

C'est l'histoire d'une étreinte, une étreinte dans une voiture. Il.elle.s n'arrivent pas tout-à-fait à se dire au-revoir, ce soir-là. Il y a quelque chose qui veut se dire et qui reste en suspens, peut-être un je t'aime, peut-être autre chose. Mais il faut aller à ses affaires et chacun.e le sait.

​Puis ça recommence.

Avec l'aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Service Général de la Création artistique - Direction Théâtre (BE), du Centre des Ecritures Dramatiques Wallonie-Bruxelles (BE), La Fabrique de Théâtre/Province du Hainaut (BE), BAMP (Brussels Art Melting Pot) (BE), Maison de la Création NOH (BE), Maison des Cultures de Saint-Gilles (BE), Résidences d'artistes du Pays des Collines (BE), Cocq'Arts Festival (BE), ARToPie (FR), Fundamental Monodrama Festival (LU), Fondation Été (LU), Oeuvre Nationale de Secours Grande-Duchesse Charlotte (LU) et le Théâtre d'Esch (LU)

Résidences à venir :

​mars 2021,Théâtre d'Esch + Résidences d'artistes du Pays des Collines

avril 202, Maison de la Création (NOH)

juin 2021, Maison de la Création (NOH) + Résidences d'artistes du Pays des Collines

septembre 2021, ARToPie

la coupe (2018-2019)

texte

 

la coupe a été écrit à l'occasion de mon projet de fin d’études à l’INSAS. L'écriture en a été parrainée par Emmanuel Régniez, et s'est continuée au-delà des études. Ce texte pose les bases d'une recherche que je poursuis aujourd'hui, avec la traduction du poème Geraint and Enid.

« La création consciente d’une distance entre soi et le monde extérieur, tel est sans doute ce qui constitue l’acte fondamental de la civilisation humaine » (1). la coupe suit l’échappée à quatre roues de Georges et Guenièvre. La distance qu’ils tracent ensemble est double : il y a la route et la parole. C’est la fuite d’un personnage dans le langage ; une échappée dans le fantasme arthurien. À la fois, ce que Georges espère par dessus tout retrouver dans cette échappée, c’est un état de fusion avec le monde, semblable à l’enfance. Guenièvre est là, tantôt pour le guider, tantôt pour le condamner, tantôt pour l’aimer.

(1) WARBURG, Aby, L’Atlas Mnémosyne, avec un essai de Roland Recht, Paris, L’écarquillé, 2012, p. 54

​GUENIEVRE :

Un panneau

Éclairé par les phares

Ramené du néant puis y replongeant

Un panneau

À trois kilomètres

Annonce une station-service

Arrêtons-nous là

Rien qu’un moment

Dans trois kilomètres

Arrêtons-nous là.